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Un parc dans mon quartier_001

La forêt, c'est encore un peu du Paradis perdu. Dieu n'a pas voulu que le premier jardin fût effacé par le premier péché (Marcel Aymé)

Je vous en ai parlé un peu. Sans trop en abuser. Je vous ai déjà mentionné toute l’affection que je portais au parc de mon quartier. Le parc Morgan. J’y vais fréquemment. Parfois le matin, avant d’entreprendre ma longue quête à travers Montréal. Parfois l’après-midi, au retour de cette quête. J’entre dans ce parc comme on entre dans un monastère. Avec contemplation. Cette semaine, le beau temps était au rendez-vous. Je ne pouvais ignorer ce fait et ne pas visiter le parc de mon quartier. Avant qu’il ne disparaisse sous l’indifférence et les intérêts mercantiles. Je le trouve toujours plus abimé de jours en jours. Mais il ne perd pas grâces à mes yeux. Nous avons lui et moi développé une belle complicité. Il meuble mes heures creuses. Il sait se montrer dans toute sa splendeur et sa beauté naturelle. Alors je le photographie.

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Je trouve dans cet espace naturel un esprit qui libère la création

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L'arbre qui semble venir de nulle part est à l'image du parc : seul

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La lumière donne au parc cette transcendance qui l'ennoblit

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Peut-on mettre un mot à la beauté?

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De l'aurore au crépuscule, ce parc souffle l'inspiration pour ne pas se faire oublier par les générations à venir

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Si un parc peut se passer de l'homme pour vivre, l'homme amoureux de la nature ne peut se priver de sa présence

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Tôt ou tard, nous avons toujours rendez-vous avec le crépuscule

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Le crépuscule attend le promeneur solitaire

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Il y a encore place, dans un parc, au murmure et aux chuchotements

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Un duo qui se prête bien à la solitude des lieux

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Je quitterai tard mais je reviendrai tôt

Jour du souvenir_001

Pendant la Première Guerre mondiale (1914-1918), la Seconde Guerre mondiale (1939-1945) et la guerre de Corée (1950-1953), plus de 1 500 000 Canadiens ont servi le pays et plus de 100 000 d'entre eux sont morts

« Sans liberté, il ne peut y avoir de paix durable, et sans paix point de liberté durable », déclarait à Ottawa, le 21 mai, 1939, le roi George VI lors de la cérémonie de consécration du Mémorial national de guerre. Dans une tranchée sur la ligne de front, Donald Pearce écrivit ce qui suit : « Quand tout ceci prendra-t-il fin? La bêtise et la tension, la mort de jeunes hommes, la destruction de foyers et de villes, la famine, l’épuisement, la maladie, les enfants orphelins et errants, les geôles remplies de prisonniers aux yeux effarés et grelottant de froid, les longues files de civils marchant péniblement dans la boue et le pilonnage incessant sur les lignes de combat » (Donald Pearce, Journal of a War : North-West Europe, 1944-1945. Toronto, Macmillan, 1965).

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En avril 1917, les Canadiens ont contribué à changer le cours de la bataille en remportant une importante victoire sur la crête de Vimy. En août 1942, les Canadiens attaquèrent le port français de Dieppe. Les Canadiens représentaient près de 90 p. 100 des forces d'assaut. Le raid fut un désastre

Montréal. Parc La Fontaine. Il y a là un monument, de style Art-Déco, décoré d’une frise de feuilles de laurier et d’érable, consacré aux combattants français de Montréal et aux volontaires canadiens de l’armée française qui sont morts pour la France au cours des deux guerres mondiales du XXe siècle. Sur les faces latérales sont inscrits les noms des 108 combattants morts pour la France, dont 102 français et 6 volontaires canadiens engagés dans l’armée française. La construction du monument a été confiée par le Directeur de l’École des Beaux-Arts, à un jeune artiste, M. Pierre-André Normandeau. C’est en 1926, à l’initiative du Président du Souvenir Français à Montréal, M. Marcel Nougier, qu’on a décidé d’ériger dans la ville de Montréal un monument à ces soldats morts aux champs de bataille.

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Les Autochtones canadiens ont maintes et maintes fois prouvé qu'ils servent et font des sacrifices extraordinaires en participant aux opérations des forces armées du Canada

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Le 11 novembre de chaque année, les Canadiens de partout au pays se recueillent en silence pendant quelques instants pour se souvenir des hommes et des femmes qui ont servi leur pays en temps de guerre

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La guerre c'est la guerre des hommes, la paix, c'est la guerre des idées (Victor Hugo)

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Où ils ont fait un désert, ils disent qu'ils ont fait la paix (Tacite)

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On fait la guerre quand on veut, on la termine quand on peut (Machiavel)

Montre-moi ton balcon…

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Les soirs illuminés par l'ardeur du charbon, Et les soirs au balcon, voiles de vapeurs roses. Que ton sein m'était doux ! (Baudelaire)

Les balcons sont fréquemment le reflet ou le miroir de leurs utilisateurs. Élégamment décorés, défraichis ou oubliés, les balcons ont une personnalité. Et donnent à la ville où ils se trouvent une âme que notre rythme de vie ignore. Il convient donc de consacrer ce court instant pour élever nos yeux et reconnaître à certains d’entre ces balcons oubliés leur air de noblesse, leur allure princière ou la solitude dans laquelle ils se trouvent … plongés!

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Vois se pencher les défuntes Années, Sur les balcons du ciel en robes surannées, Surgir du fond des eaux le Regret souriant (Baudelaire)

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Au balcon d'un sixième: c'est là que j'aurais dû passer toute ma vie. Il faut étayer les supériorités morales par des symboles matériels, sans quoi elles retombent (Jean-Paul Sartre)

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Depuis qu'il a connu l'amour, le lierre ne peut s'empêcher de grimper aux balcons (Sylvain Tesson)

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D'un balcon chez mon frère J'ai vu.... que ne peut-on, madame, vous le taire ? (Corneille)

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Chaque fois qu'une génération apparaît au balcon de la vie, il semble que la symphonie du monde doive attaquer un tempo nouveau (Giovanni Papini)

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Qu'importe ta bêtise ou ton indifférence ? Masque ou décor, salut ! J'adore ta beauté (Baudelaire)

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Mon enfant, ma soeur, songe à la douceur d'aller là-bas vivre ensemble ! (Baudelaire)

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Tout commence en ce monde et tout finit ailleurs (Victor Hugo)

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Vos heures sont des fleurs l'une à l'autre enlacées ; ne les effeuillez pas plus vite que le temps (Victor Hugo)

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Quand la lune est pleine, elle commence à décliner (proverbe japonais)

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Le temps n'épargne pas ce que l'on fait sans lui (dicton français)

Chronique d_un jour d_automne_001

Se laisser griser par les couleurs, se laisser bercer par le silence... Un jour au parc La Fontaine

Ignazio Silone écrivait un jour : « Ne trouvez-vous pas que le silence est comme un avant-goût du bonheur? » Une promenade au parc, par une journée d’automne, c’est comme entrer au monastère. Le silence y règne. L’harmonie est palpable. La vie s’anime sous des couleurs féériques. Et pourquoi ne pas dire, en ces beaux jours, comme Albert Camus : « Il n’y a pas de honte à préférer le bonheur ».

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Je suis arrivé au Carré Saint-Louis au déclin du jour

Je suis arrivé au carré Saint-Louis au déclin du jour. Tout y était si calme. L’heure normale de l’Est nous ramène aux réalités de l’hiver : les jours sont courts, les nuits s’attardent. En attendant que le tapis de neige ne chasse celui des feuilles. Après les couleurs automnales nous nous offrirons le blanc hivernal. Dans l’attente, laissons notre regard errer, imaginant des elfes par ça et là, dans le parc.

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En passant par le carré Saint-Louis_002

Il y a un endroit là - dans le ciel - qui s'appelle la demeure elfe. Les gens qui y vivent sont appelés les elfes lumineux (Snorri Sturluson)

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Une responsabilité écrasante pèse sur vous tous, - celle de protéger, de prolonger, d'embellir ma scintillante, ma précieuse petite vie d'elfe (Sidonie Gabrielle Colette)

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