L’Exposition universelle de Montréal a ouvert ses portes le 28 avril 1967. J’y étais en tant que journaliste. Jamais je n’avais vu autant de cultures réunies et concentrées en un seul lieu : les Iles Notre-Dame. 50 millions de visiteurs ont foulé le sol d’Expo 67. Comme l’indique l’Express, hebdo des francophones de l’Ontario, Ottawa, Québec et Montréal convoquèrent une conférence d’éducateurs, d’écrivains et d’intellectuels à Montebello (Outaouais) afin de choisir un thème central pour l’exposition. Ce fut Terre des hommes, thème qui reprit le titre du roman d’Antoine de Saint-Exupéry et qui se traduisit par la présentation de six pavillons thématiques: L’homme dans l’univers. L’homme et la vie, L’homme et la santé, L’homme et la mer, L’homme et l’agriculture et L’homme dans la cité.

Charles de Gaulle fut accueilli avec les plus grands honneurs par le premier ministre du Québec, Daniel Johnson
Toujours selon l’Express, pas moins de 53 chefs d’État visitèrent Expo 67, dont la reine Élisabeth II, l’empereur Sélassié d’Éthiopie, le roi Constantin et la reine Anne-Marie de la Grèce, la reine Juliana des Pays-Bas, le prince Rainier et la princesse Grace de Monaco, le prince Albert et la princesse Paola de Belgique, le président américain Lyndon Johnson, le président italien Saragat, le président israélien Shagar, les présidents de la Tchécoslovaquie, de l’Allemagne, de la Côte d’Ivoire et, le plus remarqué de tous, le président de la France.
Antoine de Saint-Exupéry écrivait dans Terre des Hommes : « Être homme, c’est précisément être responsable. C’est sentir, en posant sa pierre, que l’on contribue à bâtir le monde ».
Le Casino de Montréal compte neuf étages où l’on retrouve plus de 115 tables de jeu, 3 052 machines à sous, 25 appareils de poker électronique ainsi que l’un des plus grands jeux de Keno en Amérique. On y trouve également quatre restaurants et une salle de 500 places, le Cabaret du Casino qui accueille des spectacles de variétés et des revues musicales. Il s’agit de l’unique salle de spectacle à Montréal où l’on peut prendre un repas.








Cher Pierre,
Ça, c’est un article-image qui m’a beaucoup intéressé. Passionné, même, pour raison de comparaison avec notre Expo 58 à Bruxelles. Lors du cinquantième anniversaire, l’année passé, j’avais fait un article sur le sujet « Du fer en boules »
La France n’avait pas laisser un héritage. Son pavillon n’existe plus. Démantelé comme la plupart de ceux-ci. Que reste-t-il? L’atomium et le … pavillon américain. L’atomium devait disparaître dans la décade suivante, mais devenu un symbole, il a gardé sa place et pour son 50ème anniversaire, il a reçu une cure de jouvence. Le pavillon américain, lui, a été laissé à l’abandon, laissé par ses auteurs qui comme toujours aiment à se montrer dans ses beaux atouts, mais n’aime pas payer pour ce qui vient après. Mon article contient d’ailleurs des révélations à ce sujet.
Continuons avec les différences.
Un casino laissé à Montréal par la France !
Amusant. Est-ce que la France voulait donner une image d’elle-même comme lunapark?
J’ai visité ce qu’il en restait de l’Exposition de 1992 à Séville
Même année, à Barcelone, les jeux Olympiques ont laissé quelques vestiges.
Toutes deux ont transformé les villes du moins en prestige.
J’ai connu l’Espagne des années 60. Plus rien à voir avec celle d’aujourd’hui, même si la crise a fait quelques déceptions.
Qu’en est-il du Canada?
Impressive compound!
Impressionnant en effet… Préparez la monnaie Pierre !
Très belles photos du Casino.
L’enfoiré
Je précise afin de ne pas froisser mes amis français. La France a fait don de son pavillon et la décision d’en faire un Casino a été prise par le gouvernement du Québec. Voilà. Les choses sont précisées
Montréal a beaucoup de mis de soin à faire des Iles Sainte-Hélène et Notre-Dame un lieu d’exploration, de repos, de farniente et d’évasion. C’est simplement beau et extraordinaire de s’y promener.
Pour les gens intéressés à voir un topo sur l’Atonium, voici une adresse qui dresse un portrait d’expo 58 de Bruxelles. En plus de l’excellent blog de l’enfoiré.
Catherine, Hervé et Marc
Merci
Pierre R.
Pierre,
Et oui, j’ai ressenti une certaine retenue depuis longtemps pour la France et ses français.
Je ne vais pas dire que nous avons une hostilité, mais comme je les coudoie depuis longtemps, j’ai parfois une vision un peu plus partagée.
Il suffit de voir les réactions ou plutôt leur absence quand il s’agit d’un article trop “belge” sur Agoravox.
Je les ai “ennuyé” très souvent en voyant cela.
Un autre point qui explique.
Sais-tu qu’en Belgique nous disposons de toutes les chaines de la télévision française.
En France, il n’en ont rien à cirer.
Cela ne te dit rien?
J’ai eu mon article très hard sur le sujet “Ne m’appelez plus jamais France“, cela devrait rappeler quelque chose.
Ton homonyme a d’ailleurs pris son parti sur le site.
Je ne manque pas de le lui faire sentir.
L’enfoiré
Il est bien évident que les relations entre la France et Québec, ce dont je peux le mieux parler, ont évolué. La France a tourné progressivement son regard vers le pôle économique de Toronto, délaissant ainsi une vieille fidélité franco-québécoise. Mais force est d’admettre que nous avons aussi, au Québec, un examen à faire : les professionnels qui, de France, viennent s’installer chez nous n’ont pas le meilleur accueil qui soit, ne serait-ce qu’au plan des reconnaissances professionnelles pour leur permettre d’exercer librement leur métier ici.
De passage en Europe, notre premier ministre Jean Charest, vante le libre-échange entre l’Europe et le Canada. Il a tenté également de conforter l’Entente sur la mobilité professionnelle intervenu entre ce dernier et Nicolas Sarkozy, en octobre dernier. En vertu de cette entente, 18 corps de métiers et professions bénéficieront d’ententes de reconnaissance mutuelle des qualifications. L’objectif est d’assurer la reconnaissance d’une centaine de professions dans les deux pays d’ici 2010.
Selon une étude conjointe, un accord de libre-échange entre le Canada et l’UE contribuerait à augmenter le PIB canadien de 12 milliards de dollars et les échanges commerciaux bilatéraux de 20 %. En 2006, la part du Québec dans les échanges entre le Canada et l’UE était de 36 %, selon le ministère québécois du Développement économique, nous indique Radio-Canada.
Il reste de part et d’autre beaucoup de chemin à parcourir pour nous rapprocher davantage.
Pierre R.
Merci, Pierre, pour ce langage qui n’a jamais été aussi ouvert. J’apprécie énormément. Je sais ce que veut dire oser parler à contre courant.